Sur les traces de Christophe Colomb…

Le Môle Saint-Nicolas

Découvert en 1492

Christophe Colomb quitte Cuba vers l’est pour découvrir l’ile que les Indiens nomment Cibao où l’on trouve l’or. Le Cibao prononcé par ses indiens lui semble être Cipango, c’est-à-dire le Japon.

Il arrive donc le 6 décembre 1492 devant la baie du Môle Saint-Nicolas, situé dans ce qui est aujourd´hui Haïti, pensant être au Japon.

Je vais dans cette chronique, suivre son voyage et comparer ses descriptions avec l’Haïti d’aujourd’hui.

Christophe Colomb examinait la côte haïtienne qu’il approchait depuis le petit matin, il pénétra dans le port à l’heure des vêpres, (vers 15h) et fut joyeusement surpris de sa beauté et de sa commodité.

Le rivage se déroule sans relèvement de terrain jusqu’au cap, ou s’étendent une belle plage et un bosquet d’arbres de mille espèces, tous riches en fruits. L’amiral crut que c’était des sortes de noix de muscades. Au milieu de la plage court un ruisseau.

Aujourd’hui, la baie du Môle Saint-Nicolas n’a pas beaucoup changé !

La plage décrite par Christophe Colomb, devant laquelle, comme nous, il mouilla par 25 brasses sur fond de sable, est une ravissante plage de sable blanc, bordée de grand amandiers, avec des cocotiers. La mer est turquoise. La plage est pratiquement déserte. Elle est bordée par une rivière, à gauche, juste avant la ruine d’un vieux fort espagnol. On trouve des canons de ce fort, dispersés sur le fort, et sur la plage, nous avons même trouvé dans le sable la bouche d’un canon qui sortait. Étonnant !

Aujourd’hui, un jeune français, Julien, a monté un petit restaurant sur la droite de la plage, sous les arbres , et vous fait griller poissons et langoustes, les pieds dans le sable, c’est tout simplement délicieux et charmant.

La baie du Môle Saint-Nicolas est superbe, les montagnes couleur ocre ont clairement rappelé à Christophe Colomb le sud de l’Espagne, d’où le nom « Hispaniola » qu’il a donné à cette ile.

La position stratégique de cette baie a fait qu’elle a été occupée, tour à tour par les espagnols, puis les anglais, et enfin les français. Chacun a construit son fort. Les ruines du fort espagnol, le plus ancien, sont en mauvais état, mais les ruines françaises, le fort Lavalière, ainsi que les ruines anglaises sont tout à fait intéressantes.

Haiti Live