Sur les traces de Christophe Colomb…

L’île de la tortue

Un véritable musée vivant

L’amiral quitta le port de Conception par vent de terre, en direction du nord-nord-est et toucha l’ile de la Tortue… Le terrain de cette ile de la Tortue est fort accidenté, mais il n’est pas montagneux… Le vent était contraire, et il du demeurer à une demie lieue, sous le vent, près d’une plage ou il trouva un bon emplacement pour jeter l’ancre.

Contrairement à Christophe Colomb, nous arrivions de l’ouest, en longeant l’ile de la Tortue, par vent arrière, sous génois. Cette longue ile, bordée de plage de sable et de récifs qui empêchent la plupart du temps de trop s’approcher, est un véritable chantier naval.

On y construit aujourd’hui, des voiliers bretons de plus de 20m, avec un dessin qui date de plus de 2 siècles, le savoir-faire s’est conservé depuis avant l’indépendance du pays (1804) . De ce point de vue, la Tortue est un véritable musée vivant.

Et la pointe-ouest, la plage où Christophe Colomb a mouillé, car la seule libre de tout récif, est certainement une des plus belles plages du monde. Le sable est blanc, la mer turquoise, mêlé de l’ocre foncé des récifs proches, le coucher de soleil, vers l’ouest vous laisse espérer le passage du fameux rayon vert, car l’eau est si pure et claire…

La pointe ouest de la Tortue… Ceux qui ont mouillé dans ces eaux paradisiaques forment un club très fermé ! Car peu de navigateurs osent, à tort, se risquer dans ces eaux superbes et très tranquilles.

Curieusement, la navigation en Haïti fait peur, elle est même quelque fois déconseillée, ou même interdite par les assurances. En fait, il y a moins de risque que dans beaucoup d’endroits de la Caraïbe, la population est souriante et bonne enfant, et on a l’impression de naviguer un siècle en arrière, tant les endroits sont encore vierge !

Haiti Live